L’Abricotier

Contrairement à sa réputation, l’Abricotier est résistant au froid. Il peut même supporter jusqu’à -30°C en hiver mais il lui faut de la chaleur pour fructifier.

Ses ennemis sont les froids tardifs, les gelées printanières qui détruisent les fleurs ou les jeunes fruits en formation.

Il vaut mieux avoir des variétés à floraison tardive. Il aime les sols légers, sablonneux, chaud, à sous-sol caillouteux bien drainé.

En climat frais, il faut l’installer dans un coin abrité protégé des courants d’air. Il est autofertile : il n’y a donc pas besoin de mettre plusieurs variétés.

On plante des scions d’un an ou des jeunes sujets de 2 ou 3 ans formés. L’abricotier peut se multiplier par semis. On met les noyaux des abricots à stratifier dans le sable plusieurs mois avant de les semer (en pot). Toutes les formes sont possibles. On peut le mener en gobelet, ou en espalier contre un mur. Mais le plus simple est de le mener en forme libre qui réussit très bien. Il faut alors un écartement de 6 à 8m entre deux sujets. Il est peut exigeant en engrais, on peut apporter un peu de compost dans le trou de plantation, puis un seau de compost par an au pied après avoir nettoyé l’herbe autour du tronc.

Pour maintenir le sol frais et meuble au pied, il faut pailler abondamment autour du tronc.

Représentation inédite de Not I à Est’ivales

Dans le cadre d’Est’ivales (programmation culturelle gratuite de la région Grand Est), Camille Mutel, chorégraphe, propose une version inédite de sa création Not I dans le Jardin du Château de Pange.

Situé à 15 mn environ de Metz, à la fois Jardin Remarquable – il a été réaménagé par Louis Benech – et référencé parmi les Jardins du Grand Est, il accueillera du 23 au 27 juillet, 7 séances – tous les jours à 19h30 et 2 nocturnes les 23 et 24 à 22h  .

Camille Mutel – et sa compagnie Li Luo – travaille actuellement sur une quadrilogie intitulée La place de l’autre, dont Not I est le 1er volet. Elle y décline et y transpose la méticulosité et l’essence de la cérémonie du thé en une expérience sensible du geste d’offrande, de partage.

Pour l’adaptation « in-situ » dans cette demeure familiale de 1720, Camille a voulu se fondre parfaitement dans l’environnement du jardin, et faire ainsi fusionner Danse contemporaine et Nature.

Sur réservation : https://www.weezevent.com/not-i-au-chateau-de-pange

 

La pivoine a faim mais pas soif

La sortie de l’hiver est le moment choisi pour fournir un peu de matières organiques aux pivoines. Ce sera soit un compost maison, soit un fumier bien mûr qu’on enfouit en terre par petits griffages légers et répétés. En effet, il faut être particulièrement attentifs pour ne pas blesser les racines superficielles et les jeunes bourgeons émergeants des pivoines herbacées. On peut aussi apporter le compost en hiver et le laisser reposer au sol car il pénétrera lentement la terre. Cependant vous devrez finir le travail en mars en griffant avec précaution. Cet amendement organique, une fois par an, est suffisant et vous dispensera de tout engrais chimique. Vous pouvez aussi donner un coup de pouce aux pivoines par le biais d’un purin de consoude riche en azote (plus propice au botrytis). Mais attention : si à l’annonce du printemps nos pivoines ont faim, elles n’ont pas soif. N’oubliez jamais que cette plante craint terriblement l’excès d’humidité. Certes après la plantation on assure durant deux ans, du printemps à l’automne, un arrosage hebdomadaire, surtout si le temps est sec. Ensuite, on se contente d’arroser avant et après la floraison et tous les douze jours en cas de sécheresse. Mais en temps normal la plante se débrouille toute seule si la terre est légèrement fraîche et bien drainée. Même en été, si certaines feuilles grillent, n’augmentez pas les arrosages. Vous risqueriez d’étouffer votre pivoine.

 

À notre avis : L’amendement est essentiel en terre lourde ou naturellement pauvre, sur les sujets âgés et si des plantes voisines sont trop proches.

Pluie en mars, tavelure l’été

C’est juste après les pluies abondantes et continues, en début de printemps, que le champignon responsable de cette maladie lance ses premières offensives. Mais ce n’est qu’en été qu’on déplore les dégâts causés sur les fruits nécrosés. Ces tavelures visent autant les poiriers que les pommiers. On a tout intérêt à intervenir le plus tôt possible pour empêcher les germes parasites de se développer. Et comme on ne voit aucun symptôme apparent en mars on peut presque considérer qu’il s’agit d’un traitement préventif.
Intervenez au début du débourrement c’est-à-dire de l’éclosion franche des bourgeons mais avant l’apparition des fleurs. Pulvérisez une solution cuprique (à base de cuivre) comme la fameuse bouillie bordelaise. Surtout respectez bien les doses préconisées sur l’emballage. En sur-dosant vous risqueriez de causer de sérieux dégâts notamment sur les sujets les plus fragiles.
À notre avis : Diluez la poudre et brassez longuement la solution pour éviter que des petits grumeaux ne viennent boucher la buse de pulvérisateur.

Salon des Plantes de DOURDAN (Essonne 91)

Le samedi 24 et dimanche 25 avril 2021 

22ème Salon des Plantes de DOURDAN au Parc Lejars-Rouillon du centre-ville

Vente de plantes vivaces et annuelles, médicinales et comestibles, d’ici et d’ailleurs, pour la maison et le jardin, arbres et arbustes d’ornement, du nord et du midi, objets pour le jardin, basse-cour, matériels et outils de jardinage, artisanat…

Ce Salon, organisé par le Rotary-Club de Dourdan au profit intégral de ses actions caritatives, privilégie les productions des pépiniéristes, horticulteurs, maraichers et artisans locaux. Il se déroule dans un parc boisé, près du château médiéval qui à lui seul mérite la visite.

Pour sa 22ème édition, la musique sera à l’honneur avec un concert gratuit en plein air le dimanche à 15h. Nombreuses animations pour les enfants.

L’entrée est libre et gratuite de 10 heures à 18 heures.

 

Mon Forsythia est malade, que faire ?

Bien que très costaud le forsythia peut parfois tomber malade. Les deux principales affections sont la galle et le pourridié. La première n’est pas dramatique. Les symptômes sont des petits amas de concrétions qui se forment sur les tiges. Seule solution efficace : rabattre au moins 10 cm sous la déformation. Si dans les deux ans le mal continue de se propager, osez au printemps une taille très courte (30 cm du sol). L’arbuste repartira vite. À l’inverse, le pourridié est bien plus ennuyeux. Le symptôme est un mycellium blanc à forte odeur de champignon qui survient à la base des tiges et au pied. Non seulement cette maladie entraîne à terme la mort du sujet, mais il n’existe ni produit, ni méthode pour en venir à bout. Si le pied est pris, arrachez avec une grosse motte et changez la terre.

Apprenez-en plus sur le Forsythia dans notre numéro 190.

Le Crocus

Ces petites plantes à bulbe sont robustes, rustiques et parmi les premières à fleurir en début d’année.
Cependant, il ne suffit pas de planter les bulbes pour avoir des Crocus dans le jardin.
En effet, même si elles sont robustes, rustiques et parmi les premières à fleurir en début d’année, elles peuvent souffrir et parfois même disparaître brutalement sans qu’on en sache toujours les raisons.

C’est entre fin septembre et fin novembre qu’on plante les bulbes de crocus. Ils doivent être sains et pas encore démarrés quand on les met en terre.
Retrouvez plus d’informations sur le crocus dans notre numéro 238 de Janvier-Février 2021

On commence avec l’échalote !

Si on peut protéger des gelées nocturnes très fortes en travaillant sous serre froide ou tunnel, c’est dès le mois de janvier qu’on peut planter l’échalote.

On prépare la terre en l’ameublissant soigneusement mais sans l’amander d’un compost ou d’un fumier. On ménage des billons en remontant la terre des côtés sur 15cm de haut pour faciliter le drainage et on plantera les caïeux d’échalote tous les 15cm.

On assied bien le « bulbe » sur sa base mais en prenant soin de garder sa pointe dépasser à l’air libre et on n’arrose pas.

 

Retrouvez cette astuce accompagnée de nombreuses autres dans le numéro 196.

Taillez les kiwis en janvier

Certains disent que l’actinidia se taille comme la vigne. Il est certain que si vous trainez à la tailler vous risquez fort de la faire pleurer avec des écoulements de sève au niveau des coupes. Attaquez dès janvier ou début février, un jour sans gel. On commence par supprimer les charpentières les plus vieilles (branches principales partant du tronc) pour en conserver 5 ou 6 au maximum. On les raccourcit d’un bon tiers et on supprime les brindilles sèches. Ce nettoyage terminé, on y voit plus clair. On peut alors remonter le long d’une charpentière en gardant un rameau tous les 30 cm environ qu’on rabat à 3 yeux après l’emplacement du dernier fruit récolté. Pour cette raison, quand on cueille les kiwis, on laisse sur bois le pédoncule. Ça ne nuit pas au fruit et ça permet de repérer l’emplacement à la taille. Certains rabattent à trois yeux à partir de la base du rameau mais c’est souvent trop court pour bien fructifier.

N’oubliez pas !

Il faut parfois patienter cinq, six ou sept ans pour voir les premières fleurs.

L’arbre à perruques

Grand froid et fournaise estivale, pollution atmosphérique, sols pauvres et même franchement calcaires, rien ne semble faire peur à ce petit arbre aux inflorescences vaporeuses. Rien, ou presque…

Bien qu’il soit connu, ce petit arbre n’est pas planté aussi souvent qu’il pourrait l’être. On ignore trop souvent sa résistance aux maladies et son aptitude à s’adapter à des conditions difficiles. Enfin, on sous-estime également la qualité de son feuillage et l’originalité de sa floraison.

Ce dur à cuire préfère les sols pauvres
L’arbre à perruques (Cotinus coggygria) s’adapte sur tous les types de sols correctement drainés. En revanche, il peine vite sur un terrain lourd. Il tolère les sols au pH un peu acide mais préfère les pH neutres ou même basiques. Il est même très à l’aise sur des terrains calcaires. Ne lui réservez pas une bonne terre de jardin franche et fertile car il n’en profitera pas. Réservez-le pour des sols médiocres ou franchement pauvres en l’exposant en plein soleil. Il supporte aussi bien les fortes chaleurs des étés caniculaires que des gels sévères des hivers rigoureux. Bref, il est assez costaud pour affronter des climats et des terres difficiles.

Pensez à son développement
L’arbre à perruques a une croissance rapide. Il atteint à l’âge adulte 5 à 6 m de haut pour autant de large. Or, planté dans un petit jardin, il manque très souvent de place pour s’épanouir correctement. C’est vrai aussi quand on l’intègre dans une haie libre avec d’autres essences ; il n’est jamais aussi beau que lorsqu’il est planté en isolé, et il le mérite.

Les grandes perruques sont vraiment spectaculaires
La floraison des ces Cotinus est particulière. Au printemps, de minuscules fleurs (jaunes ou roses) apparaissent en grand nombre et forment en s’ouvrant de volumineuses panicules plumeuses. Cette floraison débute en juin et se prolonge jusqu’en septembre. Selon les variétés, elles sont d’un vieux rose, crème, beige ou pourpre.

Choisissez le feuillage
L’espèce type Cotinus Coggygria est caduque. Les feuilles plus ou moins arrondies, 8 cm de long, sont d’un vert un peu glauque au printemps et virent au rouge feu en octobre. Mais il existe plusieurs variétés. ‘Royal’ a des feuilles pourpres dès le printemps. ‘Royal Purple’ a des feuilles rouges bordées de rose. ‘Golden Spirit’ a des feuilles d’un vert clair très blond et virent au rouge à l’automne. ‘Flame’ a des perruques rose pourpré et des feuilles rouge vif en octobre, comme ‘Red Spirit’. Enfin, ‘Young Lady’ est une des rares variétés compactes. Elle ne dépasse pas 1,20 m de haut et a de grosses inflorescences beige avec des feuilles d’un vert pâle qui vire au rouge orangé en octobre. Le choix est large, profitons-en !

Catherine Larenaudie