Si vous décidez de planter un chèvrefeuille, vous avez l’embarras du choix. Il existe plusieurs espèces et de très nombreux cultivars qui souvent se ressemblent.

Les 4 espèces principales
Le nom botanique du chèvrefeuille est Lonicera. Ce genre compte des arbustes persistants (L. nitida), des couvre-sols (L. pileata), et, bien sûr, des grimpantes. Dans cette catégorie, l’espèce L. japonica compte quelques cultivars très connus comme ‘Halliana’, un vigoureux qui monte à 8 m. Ses fleurs blanches virent au fil du temps vers le jaune. ‘Chinensis’ (fleurs jaunes et blanches) et ‘Superba’ (fleurs rouge corail) grimpent à 6 m. Plus originale, ‘Aureoreticulata’ a des feuilles vert tendre veiné de jaune.
Autre espèce, L. heckrotii est très florifère même si elle dépasse rarement 5 m de haut (ce qui est déjà beau). L’un des cultivars les plus connus est ‘Gold Flame’ avec ses fleurs jaune orangé et rose. Au sein de l’espèce L. periclymenum, on adore les longues floraisons de ‘Graham Thomas’, blanc virant au jaune de juin à octobre. La belle ‘Serotina’, blanc foncé, est au top en fin d’été. Enfin, si tous ces cultivars ont un parfum délicieux, c’est encore l’espèce L. caprifolium qui a le plus puissant, surtout en plein été. Tous ces chèvrefeuilles sont faciles, rustiques (-15° à -20°C) et de croissance rapide. Mais encore faut-il acheter un « bon » sujet.

Cherchez le bon plant
Chez un pépiniériste, vous ne devriez pas avoir de souci sur la qualité du sujet. Dans une jardinerie, vous devez inspecter la motte. Si les racines sortent en nombre du fond du pot, cela prouve qu’elles forment un bloc trop dense (on parle alors de « chignon »). Au mieux, prenez un autre sujet. Au pire, n’arrachez pas mais découpez le plastique pour libérer la motte en douceur et faites-la tremper dans une bassine d’eau un quart d’heure avant de planter.

Un support obligatoire
Les chèvrefeuilles aiment le soleil même si sous une ombre légère, ils sont souvent moins convoités par les pucerons. Leurs tiges sont volubiles, ce qui signifient qu’elles s’enroulent toutes seules autour d’un support. Mais encore faut-il leur en offrir un. Pas question de placer le chèvrefeuille le long d’un mur ou une cloison de bois lisse. Tendez près de cette paroi (sans plaquer contre la surface) un grillage ou un treillage. La plante pourra alors grimper.

Une taille bien utile
On dit souvent que le chèvrefeuille n’a pas besoin d’être taillé. C’est faux. Chaque année, en fin d’hiver, supprimez toutes les brindilles sèches et rabattez au moins de moitié les rameaux qui portent les yeux. La plante n’étouffera pas sous ses propres feuilles, sera plus florifère et moins sensible au blanc. Les sujets dégarnis et âgés sont rabattus à 1 m du sol pour les relancer.

Jules Bara