De septembre à novembre, les aubépines se couvrent de fruits rouges. Ils sont plus décoratifs que savoureux mais attirent les oiseaux et embellissent les haies des jardins et des champs.

Dans nos campagnes, on l’appelle encore épines blanches par opposition à l’épine noire (le prunellier). Il est vrai que l’aubépine est dotée de gros piquants acérés. Son nom botanique est Crataegus. Ce genre compte plusieurs centaines d’espèces mais trois seulement sont indigènes dans nos régions.

L’aubépine monogyne
C’est sans doute la plus répandue. Elle est présente dans toutes les régions. Laissée libre, elle peut atteindre 8 à 10 mètres après de nombreuses années. Elle est de croissance lente mais longévive (300 à 500 ans). Mais en réalité, on l’utilise dans les bocages, pour borner les pâtures. Sa ramure très dense et ses épines puissantes forment une barrière infranchissable pour le bétail. Il existe de nombreux cultivars de cette Crataegus monogyna, certains à fleurs blanches, d’autres roses et même rouges. Ses feuilles sont plus petites que sur l’aubépine commune mais profondément divisées et à 5 ou 7 lobes. En septembre, les fruits rouges apparaissent. Les oiseaux peuvent se régaler. L’aubépine monogyne aime les sols secs mais pas trop acides.

L’aubépine commune
Moins haute que sa cousine, l’aubépine commune (Crataegus oxyacantha) ne dépasse pas 5 mètres. Le tronc se divise dès le départ, ce qui lui donne très vite la forme d’un buisson épineux dense. Elle aussi est plantée pour faire des haies défensives. Sa floraison en mai, plus précoce que celle de C. monogyna, est le signe dans les régions froides que les dernières gelées les plus tardives sont définitivement passées. Les feuilles sont plus ou moins arrondies et d’un vert sombre presque brillant. Les fruits sont mûrs au début de l’automne. Ils ressemblent à des petites pommes d’un rouge écarlate et présentent chacun deux noyaux.

L’azerolier dans le midi
La troisième espèce indigène chez nous est C. azarolus dit azerolier. On le trouve plutôt près de la Méditerranée, notamment en Corse. Les fruits, 2 cm de long, rouge vermillon, plus gros sur certains cultivars, sont plus goûteux.

Catherine Larenaudie