On trouve parfois des jeunes pousses au pied des noyers. Il s’agit de semis spontanés. Eh oui, le noyer se sème et vous pouvez très bien essayer de faire des semis. Dans ce cas, mettez toutes les chances de votre côté en suivant cette méthode :
Sélectionnez six à sept belles noix et laissez-les ressuyer au soleil et à l’air durant deux semaines. Retournez-les au moins deux fois sur cette période.
Ensuite seulement, mettez-les à stratifier. Il s’agit d’enfoncer les noix bien sèches dans un pot de terre rempli de sable. Evitez que les noix se touchent.
Enterrez le pot au pied d’un mur orienté plein nord et attendez tout l’hiver.
En mars prochain, chaque noix devrait présenter une petite racine blanche qui s’échappe de la coque à peine entre-ouverte. On peut alors semer les noix par poquet de trois ou quatre. Arrosez une fois en pluie fine et seulement si le printemps est très sec.
Vous éclaircirez en conservant uniquement la pousse la plus belle au début de l’été.
Sachez que la Parisienne (noix ronde) et Franquette (noix ovale), deux variétés d’Isère, fleurissent tardivement, en avril. Elles ne craignent donc pas les gelées tardives. Elles sont très productives et résistent bien aux maladies. C’est précieux !

En + : plantez un noyer à l’écart. Adulte, il prend de la place et sous sa ramure rien ne pousse.